Un événement organisé par
Espace Presse

Dette, taux et stagnation : le cocktail est-il explosif ?


Macroéconomie | L'Europe et le monde

Alimentée par les crises et les taux d’intérêt très faibles, la hausse de l’endettement mondial ces cinquante dernières années a été indiscutable. S’il concerne aussi bien les États que les ménages et les entreprises, les économies développées que celles en développement, ce constat global masque de fortes disparités.

Catherine Lubochinsky se livre dans cette note à une analyse comparée de l’évolution de l’endettement à l’échelle mondiale. Elle y observe d’une part, de fortes inégalités de soutenabilité entre les dettes et d’autre part, des facteurs de risques différents selon les agents. Comme elle le rappelle, la soutenabilité d’une dette dépend aussi de son détenteur. C’est pourquoi la détention croissante de la dette publique par les banques centrales (comme en Europe) ou de la dette privée par des résidents (comme en Chine) a diminué sensiblement le risque de défaut. Alors même que la dette augmentait… ce qui n’est en revanche pas le cas de la dette extérieure.

Pour finir, Catherine Lubochinsky dresse quelques perspectives sur l’évolution de la dette face aux besoins d’investissements massifs pour les transitions énergétique, numérique et climatique. Restructuration de la dette des pays émergents, augmentation de la fiscalité des multinationales, incitations à recourir au financement par fonds propres des entreprises sont quelques-unes des propositions qui concluent cette note. Saurons-nous les mettre en place avant que n’éclate une crise de la dette ?


Cette contribution est issue du Cahier des Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence « Dissiper les incertitudes ».


This site is registered on wpml.org as a development site. Switch to a production site key to remove this banner.