Manifeste des étudiants

Dans le cadre de leur participation  aux Rencontres d’Aix les étudiants sélectionnés issus de La Parole aux étudiants ont souhaité écrire le manifeste retranscrit ci-dessous :

« Nous, étudiants de France, d’Europe et d’ailleurs, venant de formations de tous horizons voulons prendre part aux métamorphoses de ce monde.

Face aux constats d’un monde en profondes mutations, nous dénonçons :

  • Les inégalités qui se creusent entre habitants et entre États, décuplées par la faiblesse de volonté politique redistributive, et par une croissance dérégulée responsable de crises.
  • Le populisme qui s’invite dans la politique mondiale associé à l’échec de la diplomatie post-URSS, mettant en péril le multilatéralisme au profit d’un bilatéralisme mortifère.
  • La crise migratoire qui se mue en jeu de balle aux prisonniers nautique devant l’indifférent cynisme des décideurs.
  • L’immobilisme face à l’urgence écologique voyant les espoirs nés de l’accord de Paris malmenés par l’irresponsabilité de certains dirigeants.

En réponse à cela, nous nous engageons à défendre et promouvoir l’Europe, la solidarité et
la culture.

Nous croyons en l’Europe. Elle est pour nous un socle de paix, un point de repère sur une scène internationale instable et le catalyseur de toutes les mutations que notre génération devra mener.

Nous croyons en la solidarité. Elle est pour nous un pilier de l’action contre les inégalités économiques, sociales et générationnelles, une réponse aux crises humanitaires de notre temps ainsi qu’un rempart face à l’extrémisme ambiant et au populisme montant.

Nous croyons en la valeur de la culture. Elle est pour nous un vecteur d’éducation pour tous, un moyen d’ancrage dans le monde et participe à la promotion du vivre ensemble.

Nous, jeunesse signataire de cette déclaration, nous engageons à amorcer la métamorphose de ce monde, à poursuivre des idéaux de paix, d’égalité, de respect de la planète et de démocratie dans l’objectif de garantir la prospérité collective et de perpétuer le bonheur. Nous en appelons aux dirigeants d’aujourd’hui à oeuvrer avec bon sens pour impulser les changements nécessaires avant qu’il ne soit trop tard. »